Le jeudi 04 novembre 2021, dans l’amphithéâtre 225, a été lancé le cycle des conférences de la Faculté des Sciences de l’Education (FSE) de l’Université de Yaoundé I dénommé “Les Conférences de l’éducation”. Pour cette conférence inaugurale, la FSE a eu le grand privilège d’accueillir Monsieur Pierre de Gaétan NJIKAM MOULIOM, Conseiller métropolitain de Bordeaux et Directeur Général du Fonds de dotation Pierre Castel “Agir avec l’Afrique”. Cet important événement de la vie de notre établissement, parce qu’ayant partie liée avec l’animation scientifique, était constituée de deux parties : une partie protocolaire et la conférence proprement dite.La partie protocolaire

 Le principal temps fort ayant marqué la partie protocolaire de la conférence aura été le mot de M. le Doyen. Profitant du heureux hasard qui a voulu que la conférence de M. NJIKAM MOULIOM se tienne le jour de la rentrée académique 2021-2022 de la FSE, le Professeur Cyrille Bienvenu BELA a, dans son intervention, souhaité la bienvenue aux nouveaux et anciens étudiants, et souligné l’importance de cette rencontre en raison du lien inextricable entre le progrès et le développement de la science. Après avoir présenté brièvement la FSE, le Doyen s’est réjoui de l’inscription du thème de la conférence à prononcer dans le cadre des préoccupations gouvernementales en matière de formation des ressources humaines, dont l’objectif est l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.

  • La conférence proprement dite

La conférence de M. NJIKAM MOULIOM avait pour titre : « L’éducation au  service du développement durable de l’Afrique ». Après les remerciements d’usage pour “l’accueil  chaleureux et inespéré” qu’il a reçu tant de Monsieur le Doyen et de ses collaborateurs que des étudiants, le conférencier a articulé ses propos autour de trois centres d’intérêt : la définition des concepts d’éducation et de développement, la corrélation éducation-développement-Afrique et le cadre d’action pour la coopération et le partenariat.

S’agissant du premier centre d’intérêt, le conférencier ne s’est pas encombré des définitions par trop savantes servies par les encyclopédies et autres dictionnaires spécialisés. Pour lui, l’éducation est la préparation à laquelle s’astreint un élève/étudiant pour être à même d’accompagner ses capacités d’être et de faire. C’est le terreau où cet élève/étudiant puise les trésors fournissant des réponses aux questions qu’il se pose. Quant au développement, le conférencier le perçoit comme la mobilisation des capacités d’être et de faire des populations. Autrement dit, le développement n’intervient que lorsque les jeunes dotés d’une éducation certaine créent les conditions favorables leur permettant d’en devenir des acteurs. De ce point de vue, il a plaidé pour une éducation de qualité adossée aux besoins de développement de la jeunesse et reconnu l’importance du système éducatif camerounais.

En ce qui concerne le second centre d’intérêt, à savoir la corrélation entre l’éducation, le développement et l’Afrique, le conférencier l’a établie au niveau de la préparation de la jeunesse à agir dans un contexte d’accélération que connait l’Afrique, et de défis auxquels celle-ci est confrontée : défis démographique et de gouvernance, c’est-à-dire d’organisation de ses sociétés, etc. Il s’est agi, à ce niveau, du rôle d’importance à accorder à la formation de la jeunesse en tant que levier indispensable du développement.

Pour que le développement de l’Afrique se cristallise, le conférencier encourage la jeunesse à prôner les valeurs de confiance en soi, de vérité et d’action. Par cette dernière valeur, le conférencier invite les jeunes à faire face aux défis du continent, à affronter les inégalités, à réduire la fracture éducative et culturelle, et à identifier les secteurs prioritaires à l’instar de l’agriculture, l’agro-alimentaire, etc.

Dans le troisième et dernier centre d’intérêt, le conférencier s’est appesanti sur la mise sur pied d’un cadre d’action en vue de la coopération et du partenariat aussi bien entre la FSE et la Fondation Pierre Castel qu’entre les FSE de Yaoundé et de Bordeaux. Selon l’intervenant, il est grand temps, pour l’Afrique, de se défaire de l’idée d’assistanat pour co-construire le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant qui répondant aux réelles attentes de nos universités en général et de nos facultés des sciences de l’Education en particulier. Aussi s’est-il dit disposé à œuvrer à la recherche de ce que les Universités de Bordeaux, ses contacts personnels et la Fondation Pierre Castel dont il est le Directeur général peuvent apporter à la FSE de Yaoundé.

par  

Daouda MAINGARI

et OWONO KOUMA